Dans les jours qui suivent, l'EZLN parvient à occuper jusqu'à huit villes, qu'elle abandonne successivement pour se retirer dans la jungle, non sans avoir pris d'assaut les prisons et libéré les prisonniers, et saccagé les mairies et autres bâtiments abritant les autorités légales. L'armée Fédérale contre-attaque, bombarde sans distinction et terrorise la population civile, faisant plusieurs centaines de morts.
La mobilisation de la société civile
Très vite, plusieurs personnalités nationales et internationales, des dizaines d'organisations non-gouvernementales (ONGs) demandent au gouvernement et à l'EZLN de cesser les combats et de trouver une solution politique au conflit. La société civile mexicaine se mobilise pour soutenir les revendications de l'EZLN, demander la fin de la guerre et le respect des droits humains : le 12 janvier, une manifestation réunit un million de personnes à Mexico. Le gouvernement décrète un cessez-le-feu unilatéral, et propose un dialogue aux rebelles, mais l'armée occupe les villages.
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Ils affirment en effet ne pas vouloir "imposer (leurs) idées à la société civile par la force des armes", et ne s'être organisés en armée que pour se débarrasser du "mauvais gouvernement", afin qu'ensuite la société mexicaine puisse se construire un futur meilleur ; car, disent-ils, "cela n'est pas le rôle d'une armée, si "démocratique" soit-elle". Ils disent vouloir, eux aussi, la paix, mais que la "paix" d'avant l'insurrection était en fait une guerre déguisée contre les indiens et les pauvres, et que ce qu'ils veulent, c'est "une paix juste et digne". Ils disent encore s'être "faits soldats, pour que plus jamais il n'y ait besoin de soldats".
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